25/01/2023

France de l'après-punk

Petit aperçu de l'après-punk français.


Michel Esteban de chez ZE Records, fait une confession dans le documentaire sur les « jeunes gens mödernes » (Jean-François Sanz, 2015) :
Je pense que les groupes français ne sont pas des gros bosseurs. Ils ne sont pas des gros songwriters. Donc ce n'est pas essentiel pour eux de faire de la musique.
Malgré cela, voici une petite sélection partiale d'archives filmées sur scène de groupe new wave et/ou postpunk, en faisant un pas de côté avec les référentiels « frenchy but chic » ou « french cold wave ».

Donc en vrac des témoignages urbains, du franchouillard, du métissage, du arty et du bordel.










02/10/2022

Anti glamour

Suite de la réflexion sur le réalisme social de la new wave.


Pour Simon Reynolds, la new wave semble être le véritable backlash anti-glam : le règne du type ou de la nana ordinaire, dans des vêtements se moquant de l'idée de style ou d’élégance, qu'ils soient débraillés ou parodiant le showbiz. Ceux qui n'auraient jamais dû avoir la moindre chance d’être dans la musique pop et qui finalement eu la chance d’y être. 



Et niveau paroles : une emphase continue sur le banal et le quotidien, le métro-boulot-dodo, la banlieue, ...




Le critique conclut que c'est ça qui est bon dans la new wave. Les prolos et les mal-fichus ont leur moment.

Lorsque la bulle de la fantaisie éclate, les commentaires parlèrent également d'aliénation et de désespoir. Car rien de nouveau ne se passe jamais pour les quidams et les losers.


De l'autre côté de l'Atlantique, la routine banlieusarde est une poursuite sans fin du rêve américain, qui conduit à la dépersonnalisation et à la folie. 



La performance des attentes sociales devient trop contrôlée et trop disciplinée pour paraître naturelle (cf. Theo Cateforis) jusqu'à la déshumanisation.


Dans les années 80, le terne, le vulgaire et le pathétique n'eurent plus leur place. Les ringards et les binocards non plus.


16/09/2022

Corrugaphone

What do you call that noise that you put on?


Le tuyau harmonique, appelé également corrugaphone, whirly tube ou bloogle resonator en anglais, est un instrument de musique qui se compose d’un tube ondulé en PVC. Le son est créé par l’air se déplaçant à travers le tube lorsqu'on le fait tournoyer. Sa fréquence augmentant avec la vitesse du mouvement.


Depuis les années 60, l'instrument fut utilisé pour sa texture venteuse et ses harmonies tremblotantes, comme effet théâtral ou expérimentation contemporaine.

Relégué au statut de jouet pour l'éveil musical, il devint dans l'après-punk une source ponctuelle d'arrangements ambiant.




Ici manipulé pour ressembler à un souffle mécanique :


Depuis, les gémissements du tuyau furent audibles, toujours avec parcimonie, de Paul Simon à Clan of Xymox en passant par Placebo.