A la fin des années 80, à Los Angeles et New York de nouveaux groupes à grosses guitares combinèrent punk, funk, rap et metal dans un bouillon chaotique.
Qu'il fusse sur MTV ou alternatif, la metal semblait avoir une atteint une impasse et un retour de la syncope, une réinjection de blackness, devint presque inévitable. Le succès du tout jeune hip-hop fixait dorénavant l'ordre du jour de la pop américaine ; la phase rap/metal de Def Jam (Run DMC, Beastie Boys, LL Cool J) avait ouvert beaucoup d'oreilles de headbangers.
Voici quelques unes de ces formations hybrides, colorées et fantasques, marquées à la fois par l'agressivité du thrash metal, l'énergie du hip-hop et le groove du funk 70's.
Contrairement aux sous-genres bâtards post-punk, le less-is-more
et le refus de la virtuosité se firent rares. Avec un prétexte à des exploits exhibitionnistes de dextérité via le slap à la basse : une pratique claptonesque disparue depuis l'époque de
l'electrofunk.
Un mélange des genres finalement « old wave », monolihique, rockiste et débordant de testostérone.
Mais, tout de même, conscient de son époque et parfois très engagé :
A noter qu'en France, il fut plutôt question de « fusion » pour désigner de ces « rap metal » et « funk metal ».
Dans la Californie post-Nirvana, des weirdos de banlieues complétèrent l'emballage avec des goûts pop assumés et des besoins cathartiques. Et le nu-metal prit d'assaut les stades de cette fin de millénaire.
Sources/ pour aller plus loin :
Chad Van Wagner, How Nu Metal Became Nu Metal (2019+2024)
Jean-Charles Desgroux, Rock fusion : Funk, hip-hop, nu-metal & autres métissages (2021)

