22/06/2024

Anxiété nucléaire

Note pour se préparer à la Troisième Guerre Mondiale.

Le tournant de la décennie 70-80 était marqué par toutes sortes de craintes et de tensions, mais la plus terrifiante restait la Guerre Froide et ses armes de destruction massive. Les musiciens puisant dans le zeitgeist, l'anxiété nucléaire rentra dans le Top 20.

Et d'innombrables post-punks chantèrent, obliquement ou directement, la fin du monde comme une perspective réelle et imminente.

Bien que les représentations populaires de la new pop et de l'electro suggèrent apolitisme et escapisme, ces tendances étaient loin de danser sur un volcan.

 

La nostalgie 80s dans ses tons néon élude ce climat apocalyptique qui traversait la décennie : la guerre nucléaire totale omniprésente dans la conscience collective et dans les productions culturelles.

40 ans plus tard, cela est de nouveau palpable, car les enjeux géopolitiques et climatiques menacent une fois encore l’existence même du monde.

Indiscutablement le revival de trop.

Sources / pour appronfondir :

29/03/2024

1984, piquet de grêve

L'année de la fin de l'after-punk ?

 

C'est cette année-là que choisit Simon Reynolds pour achever son histoire du postpunk et de la new pop (Rip It Up and Start Again, 2005) notamment pour une raison : jamais les tendances rétro de la culture indépendante n'avaient autant pris le pas sur les élans futuristes.

Dès l'année précédente, les pionniers de la new pop s'étaient fait supplanter par des opportunistes s’en appropriant les éléments superficiels tape-à-l'œil. Les frondeurs se firent rares, forgeant tout de même une dance-pop de haute facture, inspirés par les nouvelles productions de l'electro et du post-disco. Là où d'autres réduisirent la new pop à un mouvement réformiste en produisant une pop actualisée, édifiante et surtout, adulte.

 

La new pop avait sombré dans une décadence et clairement établi la nouvelle aristocratie pop. Comme si le punk n'avait jamais eu lieu, pour paraphraser Dave Rimmer en 1985

19/01/2024

1979, l'hiver du mécontentement, 2

2024 marque le quarante-cinquième anniversaire de l'acmé du postpunk. Mais n'oublions pas que la new wave, et ses tubes imparables, était alors omniprésente.

Mettons donc de côté le postpunk arty et austère. Nombreux artistes ayant commencé avant/avec l'explosion punk et qui constituèrent la nouvelle vague cueillirent cette année-là le fruit de leur effort ou simplement bénéficièrent de l'air du temps.

Pourtant, passée une poignée de têtes d'affiche à la longue carrière protéiforme, pour ce côté de la Manche, il s'agit quasi exclusivement d'une périphérie avec des formations secondaires ou dispensables. La littérature francophone ne les évoquant qu'en fin de chapitre, parmi les inclassables ou autres ovnis musicaux.